Ce que j’ai vraiment vécu en testant 5 anti-Moustiques dans un marécage infesté de moustiques tigres

juin 2, 2026

Mes anti-moustiques collaient déjà à mes poignets quand j’ai posé le sac près du Marais de Saint-Cyr, dans l’Yonne, sous 27 °C lourds et un air qui collait aux vêtements. J’avais devant moi 3 heures de montage. Les moustiques tigres tournaient déjà au-dessus de la toile. J’ai lancé ce test avec cinq produits, un carnet, et un niveau de patience très bas. J’avais aussi sorti la moustiquaire, mais je voulais d’abord voir ce que valaient les produits seuls.

Comment j’ai organisé ce test au cœur d’une nature hostile

Je me suis installé dans une zone marécageuse bordée de roseaux, avec la quasi-totalite d’humidité relevés sur mon thermomètre de camp. À 18 h 20, je voyais les moustiques tigres se poser sur mes chaussettes avant même que je tende les sardines. J’ai compris dès les premières minutes que la sueur, la boue, et les frottements allaient jouer contre les produits. Le sol rendait un petit bruit de succion sous mes chaussures, et je n’avais pas besoin d’un autre indice pour savoir que la soirée allait être longue.

J’ai réparti les cinq produits sur des zones distinctes, avant-bras gauche, avant-bras droit, mollet gauche, mollet droit et poignet. J’ai laissé une zone témoin sans rien, pour comparer sans tricher. J’ai répété la même séquence pendant 3 jours consécutifs, chaque fois sur 3 heures de montage du campement, avec un relevé des piqûres à la fin de chaque heure. J’ai noté aussi l’heure d’application, parce que la tenue changeait vite dès que je transpirais.

Je testais un spray Insect Ecran au DEET, une lotion Repel à l’IR3535, un spray OFF à base de citriodiol, un roll-on aux huiles centrales, et un bracelet à la citronnelle. J’ai regardé la tenue à la peau, l’odeur, et la sensation sous l’avant-bras, pas seulement la promesse sur le flacon. Ce que je voulais mesurer, c’était la quantité de piqûres, le confort d’application, et la trace laissée sur mes affaires. J’ai aussi vérifié si l’un d’eux collait aux doigts après pose, parce que ce détail m’agace vite.

Je campe avec deux proches, et je n’ai pas le droit de me louper sur ce point. Après 8 ans à écrire sur le camping en Yonne, j’ai appris à surveiller ce qui colle, ce qui tache, et ce qui sent trop fort dans une tente fermée. Avant ce test, j’ai relu les fiches de la HAS, de l’INSERM, et de Mpedia pour garder un œil sur les usages chez les plus jeunes. J’ai gardé ce cadre en tête tout du long, surtout quand je voyais mes proches se gratter au moindre bourdonnement.

Ce que j’ai ressenti et mesuré pendant ces trois heures de lutte contre les moustiques

Je suis allé d’un produit à l’autre avec les doigts secs, puis mouillés par la condensation. Insect Ecran avait une odeur plus sèche, presque alcoolisée, et j’ai senti la peau tirer pendant 4 minutes. Le roll-on aux huiles centrales laissait un film plus gras, et le bracelet chauffait vite au poignet, au point que j’ai voulu l’enlever au bout de 26 minutes. J’ai trouvé la lotion Repel plus discrète au nez, mais elle a mis un peu plus de temps à disparaître sous ma manche.

Je comptais chaque piqûre sur la fin de la première session, et la différence m’a sauté au visage. Sur la zone témoin, j’ai noté 14 piqûres, contre 2 sur le DEET, 3 sur l’IR3535, 6 sur le citriodiol, 9 sur les huiles centrales, et 11 avec le bracelet. J’ai revu mes notes deux fois, parce que les chevilles semblaient plus exposées que les avant-bras. Le moindre coin de peau oubliée attirait aussitôt les moustiques tigres, et j’ai dû remonter ma chaussette à plusieurs reprises.

Je me suis fait surprendre quand une pluie fine de 9 minutes a commencé au milieu du montage. Le spray OFF a tenu 47 minutes avant de montrer ses limites sur ma cheville droite, et j’ai repris 4 piqûres en moins d’une demi-heure. J’ai compris, un peu tard je l’avoue, que l’humidité rince plus vite les textures légères que les films plus secs. Ce soir-là, j’ai senti que le terrain punissait la moindre application trop légère.

Je l’ai senti aussi dans la tente, parce que la citronnelle du bracelet restait accrochée aux sangles après l’extinction. Mes lunettes de lecture ont pris une fine pellicule sur l’étui, et j’ai dû nettoyer la lampe frontale le soir même. J’ai aussi vu deux araignées quitter le tapis de sol, sans savoir si c’était lié ou si je lisais trop mes observations. L’odeur la plus persistante venait du roll-on, et je l’ai retrouvée encore au réveil sur ma manche.

Trois jours plus tard, ce que j’ai constaté sur la durée et dans la nature

Je suis reparti le deuxième et le troisième jour avec le même protocole, et j’ai noté une tenue assez stable sur les trois heures. Le DEET a gardé le recul le plus net, avec 1 piqûre le deuxième jour et 2 le troisième, alors que le bracelet montait à 4 puis 5. J’ai vu l’IR3535 bouger un peu selon la sueur, pas selon la chaleur seule. Quand je passais ma main sur l’avant-bras, je sentais tout de suite si la pellicule avait tenu ou si elle avait déjà disparu.

Je transpirais au bout de 18 minutes, et la sensation collante m’a servi de repère plus sûr que l’odeur. Sur mes avant-bras, la lotion à l’IR3535 demandait un séchage plus long, pendant 6 minutes, sinon mes manches accrochaient au tissu. J’ai dû essuyer mes poignets trois fois dans chaque session, sinon la zone devenait glissante. Dans ces conditions, j’ai pris l’habitude d’appliquer les produits avant de commencer à tendre les piquets.

Je n’attendais rien du roll-on aux huiles centrales, et c’est lui qui m’a surpris sur la première nuit. Il a tenu 1 heure que ce que j’avais parié, mais son odeur de clou de girofle m’a suivi jusqu’au dîner sous l’auvent. À l’inverse, le spray OFF m’a laissé une sensation sèche trop longue sur la peau, presque rêche sous la sangle du sac. J’ai fini par le sentir moins sur les moustiques que sur mes manches.

Avant le test, je montais l’abri d’un seul bloc. Après 3 jours, j’ai dû faire pause 7 fois sur la zone témoin, et seulement 2 fois avec le DEET, parce que je me grattais moins. La différence a compté sur le temps de montage, et j’ai terminé la dernière toile sans abandonner le piquet central. J’ai aussi noté que mes gestes restaient plus réguliers quand je n’avais pas à chasser les moustiques de mon cou.

Ce que je retiens vraiment de cette expérience pour mes prochains séjours

Je garde surtout un chiffre simple: sur 3 jours, j’ai compté 37 piqûres sur la zone témoin. J’en ai noté 5 avec le DEET, 9 avec l’IR3535, 15 avec le citriodiol, 22 avec les huiles centrales, et 24 avec le bracelet. Je vois donc un écart net entre les formules sèches et les solutions plus légères, même si mon terrain était très chargé. J’ai aussi noté que les produits qui laissaient le moins de film sur la peau étaient ceux que je supportais le mieux pendant 3 heures. Pour moi, le bilan est clair sur ce marécage, même si je ne prétends pas qu’il se répète partout.

Je ne tire pas une règle générale de ce marécage, parce que la quasi-totalite d’humidité et 27 °C changent la donne. Avec mes proches, je reste plus prudente sur l’odeur, le contact avec les mains, et le rinçage avant le coucher, surtout après mes lectures sur Mpedia. J’ai trouvé que la sécurité passe aussi par des gestes bêtes, comme laver les avant-bras et couper la surdose. J’ai gardé cette idée en tête chaque soir, parce qu’un produit qui sent trop fort finit aussi par agacer toute la tente.

Je garderais le DEET pour une sortie où je sais que je vais monter longtemps, avec beaucoup de peau exposée. Je donnerais plutôt l’IR3535 à quelqu’un qui supporte mal l’odeur la plus sèche, et j’écarterais le bracelet pour une nuit chargée en moustiques tigres. Je vois le roll-on aux huiles centrales comme un appoint de fin de soirée, pas comme ma seule protection. Dans ce marais, le spray au DEET m’a laissé le meilleur recul, malgré une odeur plus sèche sur la peau.

Je n’ai pas intégré de moustiquaire de tête ni de vêtements imprégnés, parce que j’aurais brouillé la comparaison. J’y pense pourtant pour mes prochains camps, surtout quand je pars en van et que je dors près de l’eau. Pour ce test, je voulais un terrain simple, et j’ai gardé mes gestes mécaniques à leur minimum. Au Marais de Saint-Cyr, mon verdict reste net, et je referme mon carnet sur le DEET pour les nuits les plus chargées.