Mon retour sur le camping de vermenton après 3 séjours : comment je suis passé de novice à aguerri

avril 14, 2026

Le sol argileux, collant sous mes doigts, et l'ombre dense des grands arbres entourant l'emplacement m'ont sauté au visage dès mon arrivée au camping de Vermenton. Ce coin calme et ombragé, parfait pour les tentes et petits vans, semblait prometteur, mais je ne pensais pas que ce serait aussi compliqué de monter correctement ma tente. La chaleur étouffante de juillet, mêlée à la présence insistante des moustiques en fin de journée, a vite transformé mes débuts en un vrai défi. En trois séjours, j'ai dû revoir ma façon de faire, apprendre à déjouer les pièges du terrain et des installations, pour enfin profiter pleinement de cet endroit. Voici comment je suis passé de novice à aguerrie, en tirant des leçons concrètes de chaque erreur.

Le jour où j’ai compris que ça ne marchait pas avec mon installation initiale

Le premier soir, planter les sardines dans ce sol argileux m’a donné du fil à retordre. La terre, lourde et compacte, refusait de céder, même en forçant. J’avais l’impression que chaque piquet glissait comme un poisson dans ma main, incapable de s’ancrer solidement. Résultat : la tente tanguait doucement sous la moindre brise, et l’humidité s’est glissée sous la toile, laissant une sensation désagréable de mouillé sur le tapis de sol. La nuit n’a pas été reposante, avec cette instabilité permanente qui me réveillait dès que le vent se levait.

Si la tente avait été la seule épreuve, j’aurais pu m’en accommoder, mais les moustiques ont fait leur apparition. Malgré un spray répulsif classique, j’ai senti leur bourdonnement incessant se rapprocher dès que le soleil s’est couché. Au réveil, j’avais une dizaine de piqûres visibles sur les jambes, qui me grattaient comme si j’avais passé la nuit dans un nid à bestioles. Cette gêne m’a vraiment minée, surtout que le camping est proche d’une mare naturelle, terrain idéal pour ces indésirables. La présence de haies autour de l’emplacement n’a rien arrangé, créant un microclimat humide propice à leur prolifération.

Le point qui m’a le plus surpris, c’est quand la pluie s’est mise à tomber, forte et continue, lors de mon deuxième jour. J’avais réglé les tendeurs de la bâche comme je pensais devoir faire, sans trop y prêter attention. Résultat, j’ai vu apparaître de petites fissures sur les coutures, signe avant-coureur que ma bâche allait lâcher, alors que je pensais avoir tout bien monté. La toile s’est mise à gondoler, avec des plis anormaux et une tension mal répartie. Au bout de quelques heures, l’eau a fini par passer à travers certains points fragiles, rendant l’intérieur de la tente humide et inconfortable.

Ce jour-là, en démontant la tente trempée, j’ai eu le sentiment que je devais absolument revoir ma façon d’installer mon camp. La frustration était bien là, surtout après avoir passé une heure à batailler contre le sol et les moustiques. Mais j’ai aussi senti un défi s’installer : comprendre ce qui n’allait pas, ajuster mes techniques et revenir plus forte. J’ai fini la journée avec l’envie de ne plus me faire avoir par ces détails techniques qui gâchaient mes séjours.

Comment j’ai appris à m’adapter et à faire mieux mon confort au fil des séjours

Après ce premier fiasco, la technique de montage a été la première chose que j’ai retravaillée. J’ai commencé par planter les sardines en biais, un simple changement qui a tout changé dans la tenue de la tente. Au lieu de forcer verticalement dans cette terre argileuse et compacte, ce qui faisait glisser les piquets, cette inclinaison leur a donné plus d’adhérence. J’ai aussi doublé les points d’ancrage aux coins de la tente, ce qui a réparti la tension et évité les plis sur la bâche. Lors d’un orage qui a duré près de deux heures, ma tente est restée stable, sans fuite ni affaissement. Cette progrès technique a été une petite victoire concrète, donnant confiance pour la suite.

Le choix de l’emplacement est devenu mon deuxième levier. J’ai évité les zones trop proches des haies ou de la mare, où l’humidité stagnait et les moustiques pullulaient. En cherchant un emplacement un peu plus éloigné, mais toujours dans l’ombre des arbres, j’ai réduit l’impact des nuisibles. Le matin, le calme était palpable, et la fraîcheur bien présente, sans la sensation d’étouffement du premier séjour. J’ai aussi constaté que ces emplacements plus dégagés limitaient la condensation sur la toile, un vrai plus pour éviter les gouttes d’eau qui ruinent le sommeil.

Pour lutter contre les moustiques, j’ai testé plusieurs solutions. La moustiquaire s’est révélée indispensable pour mes fenêtres de tente, transformant l’intérieur en zone quasi-sans bêtes. J’ai aussi utilisé des spirales anti-moustiques à poser autour de la tente en fin de journée, ce qui a réduit le bourdonnement et les piqûres. Déplacer la tente ou mon espace de vie un peu plus loin en fin d’après-midi a aussi permis d’échapper à leurs zones d’activité les plus intenses. Ce petit jeu d’éloignement et de protection a fait la différence, même si les moustiques restent tenaces au crépuscule.

Les coupures électriques sporadiques ont posé un vrai problème, notamment pour mon frigo. Après une coupure brusque liée à un orage, j’ai retrouvé ma nourriture à moitié décongelée, ce qui ne m’a pas fait plaisir. Pour pallier cela, j’ai investi dans une petite batterie externe. Elle coûte dans les 50 euros, mais elle m’a sauvé la mise à deux reprises en assurant l’alimentation du frigo pendant quatre à cinq heures, le temps que le courant revienne. Ce petit matériel est devenu un vraiment utile pour moi, surtout quand on connaît la météo capricieuse de Bourgogne-Franche-Comté en été.

Au printemps, lors de mon troisième séjour, j’ai remarqué un voile de moisissure sur les tables en bois du camping. Le voile de moisissure sur la table en bois était presque invisible au départ, mais une odeur subtile de bois humide m’a mis la puce à l’oreille un matin frais. En approchant, j’ai vu des taches sombres et une légère patine qui trahissaient une humidité persistante. J’ai nettoyé la surface avec une éponge et un peu de vinaigre blanc, ce qui a enlevé la plupart des traces. Mais j’ai compris que ce mobilier extérieur, exposé à la rosée et à la pluie, pouvait vite devenir un piège pour les allergènes. J’ai évité d’y poser mes affaires sensibles et j’étais plus vigilante lors des repas.

Ce que je conseillerais selon ton profil de campeur à vermenton

Si tu débarques en camping comme je l’ai fait au début, prévois un kit de montage renforcé. Pour moi, ça veut dire des sardines solides que je peux planter en biais, un maillet un peu plus costaud, et un jeu de tendeurs supplémentaires. Les sols argileux de Vermenton ne pardonnent pas les installations à l’arrache. Pour les moustiques, j’ai appris à ne pas compter uniquement sur le spray basique. La moustiquaire est un must, mais aussi penser à déplacer la tente en fin d’après-midi pour éviter les coins trop humides. Ce sont des petites choses qui changent la vie quand tu n’as pas l’habitude.

Si tu es plutôt van ou camping-car, j’ai appris qu’il vaut mieux savoir que le réseau électrique du camping peut être capricieux. J’ai vu des coupures pendant des orages, ce qui a obligé certains à redémarrer leurs frigos ou à courir après les pertes de nourriture. J’ai essayé de compenser ça avec une petite batterie externe que je recharge chez moi, histoire d’avoir une marge pendant les coupures. Ce n’est pas parfait, mais ça limite les dégâts. Sinon, côté stationnement et services, le camping s’adapte bien aux petits véhicules, mais en haute saison, depuis, je préfère réserver tôt.

Pour un séjour court, la proximité du centre-bourg de Vermenton est un vrai plus. J’ai fait des courses à pied en moins de dix minutes, ce qui évite les allers-retours en voiture pour les oublis. Mais en août, le taux d’occupation monte à 90 %, donc mon réflexe maintenant c’est de prévoir plusieurs semaines d’avance pour ne pas se retrouver à la porte. La facilité d’accès aux commerces et aux balades locales, comme le circuit des lavoirs, est un point fort pour ceux qui veulent combiner détente et découvertes sans perdre de temps.

Pour les familles avec enfants, le calme et l’ombre qu’offre le camping sont des atouts majeurs. Le terrain est assez plat et bien ombragé, ce qui facilite la surveillance et évite les coups de soleil. Par contre, j’ai appris qu’il vaut mieux rester attentif à la proximité des zones humides et des haies, surtout en fin de journée, à cause des moustiques. J’ai vu que certains parents déplaçaient leur emplacement pour limiter les piqûres, ce qui est un réflexe à adopter si tu ne veux pas passer la soirée à courir après les insectes.

Mon bilan après trois séjours : est-Ce que je reviendrais et pour qui ça vaut vraiment le coup

Avec ces adaptations, j’ai retrouvé le plaisir du camping à Vermenton. Une soirée où j’ai partagé un repas simple sous les arbres, à l’abri des moustiques grâce à la moustiquaire, m’a confirmé que j’avais dompté les lieux. La tente tenait bon, la nourriture était au frais, et le calme du site m’a permis de m’endormir sans être réveillée par la moindre vibration. Cette sensation d’avoir pris le contrôle sur les petits tracas du camping a rendu ce séjour très agréable, presque comme une victoire personnelle.

Cela dit, certaines limites restent. Les campeurs ultra-équipés ou ceux qui visent un confort haut de gamme risquent d’être déçus. Le sol argileux, même avec les astuces, impose une vigilance constante pour la tenue des installations. Le réseau électrique capricieux et la présence persistante de moustiques sont des contraintes qui ne s’effacent pas complètement, même avec du matériel adapté. Si tu cherches un lieu sans compromis sur la modernité ou la facilité, il faudra envisager d’autres options.

J’ai pensé à quelques alternatives dans l’Yonne, notamment des campings avec des sols plus sableux et des infrastructures plus récentes. Ces endroits peuvent être plus adaptés si tu veux éviter les problèmes de bâches ou les coupures électriques. Mais ils manquent souvent du calme et de la proximité avec le centre-bourg que propose Vermenton, un compromis à prendre en compte selon tes priorités.

Pour moi, Vermenton reste une bonne adresse si tu es prêt à mettre un peu la main à la pâte pour gérer les spécificités du terrain et de l’environnement. C’est un camping qui s’adresse à ceux qui apprécient la simplicité et le calme, pas à ceux qui veulent un confort sans faille. Je reviendrai, mais avec mes nouvelles règles de montage et mes petites batteries en poche.